Dans
le ventre de la terre, au cœur des forêts, à proximité des rivières, des équipements
et des machineries, des outils et des témoignages.
Création
Cathédrales
industrielles ou modestes ateliers, des bâtiments marquent les paysages du Québec
de leurs masses souvent imposantes.
Leur
environnement parle : proximité des matières premières et des cours d’eau,
marchés locaux et potentiels, disponibilité de la main-d’œuvre et regroupement
d’habitations en périphérie
Expertise
Aujourd’hui
désertés et auparavant inaccessibles aux non-initiés, les portes de nombreux lieux
industriels rappellent ces activités et s’ouvrent sur des savoir-faire et des
expertises d’artisans et de spécialistes issus de milieux de travail exigeants
et parfois étonnants.
Des
entrepreneurs se profilent, les Price, Bombardier, Dubuc, Simard, Berliner, mais
aussi des ouvriers, du fier monde, qui ont largement contribué à la mise en valeur
des ressources des régions : mines, bois, fer, transports, papier, textiles.
Le
progrès?
Les sciences et les technologies appliquées à la
vie quotidienne et économique posent l’inévitable question du progrès et des moyens
mis en œuvre en son nom.
Aujourd’hui, des
moyens sont adoptés pour préserver et faire connaître le patrimoine industriel
du Québec : recherche, conservation, interprétation, accès aux amateurs de
randonnées à pied ou en vélo et navigation de plaisance.
Au fait
Dès la fin du 18e siècle,
le Québec se couvre de petits centres industriels reliés à partir de Montréal
par les chemins de fer et par de nombreux canaux. L’eau occupe 18 % de la superficie
du Québec!
Au 19e et au 20e siècles, des villes
et des quartiers naissent autour de ces industries.
En
1970, à la fermeture du canal de Lachine, s’amorce le déclin du Québec industriel.
Des milliers de kilomètres de voies ferrées et de canaux sont abandonnés.